Attention mesdames et messieurs, je vous vous parler aujourd’hui de mon tout premier comics Batman que j’ai lu! Il n’est décidément jamais trop tard pour découvrir ça. Petite dédicace d’ailleurs à Chris et Ségo qui sont tous les deux très fans.
Comme toujours, quand je veux me lancer dans un truc, je vais chez Totem. Max, grand passionné de comics m’a tout de suite montré deux séries parfaites pour découvrir Batman : White Knight et La cour des Hiboux. Les deux titres sont d’ailleurs disponibles en format Nomad chez Urban Comics, les rendant à la fois pratiques et abordables.
Mon choix s’est finalement porté sur White Knight pour son univers psychologique. Je vous laisse lire le résumé pour comprendre de quoi je parle
Dans un monde où Batman est allé trop loin, le Joker doit sauver Gotham! Le Joker, ce maniaque, ce tueur, celui que l'on surnomme le Clown Prince du Crime... si Batman, le Chevalier Noir, sombre du côté obscur, pourquoi le Joker ne pourrait-il pas sortir de sa psychose et devenir le Chevalier Blanc ? C'est ce qui arrive après qu'un traitement inédit a guéri le Joker et le fait redevenir Jack Napier : un nouveau candidat à la mairie de Gotham!
« Je vois Gotham plus clairement que vous tous… mais vous ne l’admettrez jamais.
Pour toi, je ne suis qu’un fou maquillé.»

Entre folie…
Que se passe-t-il quand le plus grand méchant devient soudainement lucide et pointe du doigts les écarts de conduite du justicier? Le doute règne. Qui croire? Le Joker était en effet fou mais Jack Napier, lui, est on ne peut plus cohérent. Son discours tient totalement la route : pourquoi continuer à défendre Batman alors qu’il détruit systématiquement la ville, créant ainsi un vivier particulièrement attractif pour les entrepreneurs véreux de Gotham. Eh oui, quand tout est détruit, il faut reconstruire, et si possible en faisant quelques bénéfices. Peu importe que la population ne puisse plus se permettre d’habiter ici, l’argent dicte la règle. Et la règle est claire : qui a de l’argent a le pouvoir.
… et ludicité
J’ai adoré la vision de Jack Napier, la version « lucide » du Joker. J’ai adhéré à son discours, j’ai compris les valeurs qu’il souhaitait réhabiliter : l’honnêteté, l’inclusion, l’accès aisé au logement… Je fus d’ailleurs très surprise par toute la sphère politique et sociale qui ressort de ce tome. Le climat social est omniprésent et m’a prouvé que les comics n’étaient pas que de l’action, mais plutôt de réels vecteurs d’idées.
Je ne suis pas forcément habitée aux dessins mais je les ai trouvé très dynamiques, sombres et immersifs.
Cette première découverte fut un carton plein!
Je vais donc lire La cour des Hiboux maintenant.
Sean Murphy
Urban Comics
Grand format : 25€ – Version Nomad : 5,90€



